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  • Jerome Puech

Bastide Médical : acteur clé dans la lutte contre le coronavirus

Mis à jour : avr. 6

Bastide Médical, installé à Caissargues depuis 1997, emploie 2 600 collaborateurs en France et à l’étranger. Dans cette période de crise sanitaire aiguë, comment l’entreprise loueur et vendeur de matériel médical, fait face à cette situation inédite ? Réponse avec Vincent Bastide, directeur général du groupe.



Une à Nîmes : Comment faites-vous face à la crise sanitaire actuelle, tant en interne qu’en externe ?

Vincent Bastide : En interne, nous avons passé un accord avec le Comité Social et Economique pour mettre en place le travail partiel ou le chômage partiel et le télétravail. Une partie de notre activité est à l’arrêt comme le traitement des diabètes ou des apnées du sommeil. En revanche, nous sommes très sollicités pour le retour des patients de l’hôpital vers leur domicile. En ce qui concerne le siège social, basé à Caissargues (Gard), ce sont 350 collaborateurs qui travaillent ici. 50% d’entre eux sont en télé-travail.



En externe, toute la question repose sur un éventuel équilibre entre les activités quotidiennes à l’arrêt et celles plus aiguës où nous sommes très sollicités. Nous avons la chance de ne pas être pénalisés par la fermeture de nos magasins. Ils restent ouverts pour répondre à la demande de location et d’achats de matériels médicaux. C’est le cas de notre agence située sur le périphérique de Nîmes (photo ci-dessous). 150 points de vente continuent de fonctionner en France.



UAN : D’un point de vue économique, votre entreprise est-elle en danger ?


Vincent Bastide : C’est encore trop tôt pour le dire. Ce que je peux vous indiquer c’est que je réalise de nombreux gros achats sur les Equipements de Protection Individuelle (EPI) tels que les masques chirurgicaux, les gants, les blouses, les sur-chaussures, charlottes, le gel hydro-alcoolique et bien sur des concentrateurs, des ventilateurs en oxygène. L’enjeu, c’est de répondre à mes clients comme les Etablissements Hébergement pour Personnes âgées Dépendantes (EHPAD). J’en suis à un montant de commande entre 6 et 7 millions d’euros. En un mois, j’ai acheté l’équivalent de 5 ans de chiffre d’affaire en EPI. D’ailleurs, je viens de passer commande auprès des Laboratoires GRAVIER (basés à Lussan-30) pour du gel hydro-alcoolique.



UAN : En quoi votre entreprise est utile pour lutter concrètement contre le coronavirus ?

Vincent Bastide : Je le répète, nous accompagnons beaucoup de nos patients hospitalisés à domicile. Cela libère de l’espace dans les hôpitaux qui peuvent être surchargés. Nous apportons des solutions tangibles pour les professionnels de santé mais aussi pour les particuliers qui souhaitent se procurer, par exemple, des masques. Nous les vendons dans nos agences. L’Etat vient de s’en procurer grâce à des ponts aériens. Nous sommes donc à nouveau en mesure d’en fournir et de compléter la distribution. Et puis, il y a aussi une course qui se joue autour du matériel à oxygène. Il y a une formidable mobilisation de l’industrie française à ce sujet autour d’Air Liquide avec Renault, Valéo et d’autres. Nous assurons la partie diffusion et la commercialisation. Toutes les forces vives de l’économie s’unissent pour ce cas exceptionnel de santé publique majeure. Nous jouons un rôle clé dans cette crise.

Propos recueillis par Jérôme Puech


Plus de renseignements sur les produits en magasins: www.bastideleconfortmedical.com

Plus d'infos sur le groupe: www.bastide-medical.com

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Une à Nîmes

uneanimeslemag@gmail.com

© 2018 Créé par Jérôme Puech

 

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